Compte Administratif 2004 (CM Juin 2005)

Publié le par Admin

Les mêmes causes produisent les mêmes effets ! 
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Dans son intervention, à l’occasion du débat sur le Compte Administratif 2004, Michel Pineau, au nom des élus d’opposition socialistes et apparentés a tenu a exprimer la position suivante :

« Si l’on peut saluer le travail de présentation et de clarté réalisé par les services municipaux quant à la présentation de ce document, notre satisfecit s’arrêtera à la forme car, aussi enjolivée soit-elle, elle ne saurait cacher le fond du problème !
Ainsi, au risque de nous répéter, il semble que comme toujours, nous ne soyons pas écoutés, les mêmes causes produisant dès lors les mêmes effets !

L’analyse des comptes de la Ville en 2004 révèle en effet des anomalies, hélas conformes aux constats inquiétants que nous sommes amenés à faire depuis plusieurs exercices. Avec en prime, pour l’année 2004, des symptômes aggravants.

Quels sont ces indices préoccupants ? 1) Un excédent de gestion qui s’effrite ! 2) Un recours à l’emprunt qui gonfle dangereusement ! 3) Des recettes reportées qui,à force de ne pas être réalisées, vont devenir virtuelles !

1/ Dans un contexte que nous n’avons de cesse de déplorer (- 5% de dotations de l’état), nos recettes stagnent. Elles sont confrontées à des dépenses dont l’évolution est plus rapide, nos charges augmentant dans tous les chapitres. La Ville ne peut donc pas dégager de marges de manœuvre.
Ainsi le résultat courant de l’exercice, ce qu’on appelle l’excédent de gestion est pour la première fois, au cours de ce mandat en diminution : moins 1,43 % par apport à 2003 !Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser ! Conséquence immédiate, les marges d’autofinancement se réduisent, avec un virement de la Section Fonctionnement qui diminue de 20% par rapport à 2003 (1,166M€ à 941 000€).

Face à pareille situation, l’équipe municipale aux affaires n’avance aucune solution et ne retient aucune de nos propositions : création d’un vrai service achats, mise en place d’un contrôle de gestion rigoureux, réflexion sur les bases imposables…

2/ Finalement, le seul remède préconisé par la majorité municipale pour payer nos investissements, pourtant très dangereux à haute dose, c’est l’emprunt… Toujours l’emprunt !
Certes, la période est faste en matière de taux d’intérêt et cela masque un peu l’ampleur de la dette. Vu le volume des emprunts contractés (+39,58% en une année, plus de 180% en deux ans, si les prévisions du BP 2005 se confirment). Si la tendance à la baisse des taux d’intérêts devait s’inverser, ce serait grave car les charges financières « mangeraient » le budget !


Bref avec 1,7 millions de prêts en 2004, assortis de 800 000€ de report auxquels vous ajouter les 1,7 millions € prévus pour 2005, le désendettement de la commune n’est pas pour demain… Mais demain ce sont les contribuables Cogolinois qui devront assumer !


3/ Enfin corollaire de cette situation, les autres recettes d’investissement se raréfient. Nous avons même l’impression que la Ville peine à les réaliser et qu’elles deviennent de plus en plus virtuelles dans la mesure où les prévisions sont sans cesse reportés… 4,5 millions en 2003, 4,1 millions cette fois-ci. Pourrons-nous les encaisser un jour ?

La réponse est d’importance car si la Ville n’obtient pas ces crédits, les Cogolinois devront s’attendre à des jours difficiles !


Pour toutes ces raisons, et dans l’intérêt général des Cogolinois, nous, élus d’opposition socialistes et apparentés, ne pouvons voter ce compte administratif 2004 !"




Publié dans Vie du Conseil

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