La Complainte des mal aimés (Janvier 2005)

Publié le par Admin

A la lecture de l’article paru dans les colonnes du Var Matin du 7 janvier 2005 et intitulé « La complainte des mal-aimés », Michel Pineau, Conseiller Municipal d’opposition socialiste tient à préciser :

«En tant que Cogolinois depuis plus de 15 ans et fier de mon village et de ses habitants, je ne peux qu’être déçu de la teneur de l’article consacré aux villes ayant mauvaise réputation et de la mauvaise image générale donnée à Cogolin.
On y tente, en effet, d’expliquer, par des raccourcis plus que douteux, que la délinquance et l’insécurité seraient les fruits conjugués de la politique sociale menée il y a quelques années et de l’apport de populations d’origines étrangères.

Premièrement, je ne peux accepter qu’on laisse entendre que l’action sociale, notamment dans le domaine du logement, peut être génératrice d’insécurité. Franchement, s’il suffisait de renoncer à toute politique sociale pour éradiquer les actes d’incivisme et de délinquance, cela se saurait !
J’en veux pour preuve, le diagnostic du SCOT (Schéma de Cohérence et d’Organisation Territoriale) concernant Cogolin : les actes délictueux ont augmenté continuellement depuis 10 ans alors même que le nombre de logements sociaux a, lui, baissé de 17 à 9,5% dans la même période.

Deuxièmement, je suis profondément choqué lorsque je lis qu’il y aurait un lien entre mixité des populations et délinquance. Cela me donne la fâcheuse impression que l’on recherche un bouc-émissaire ! Il faut plutôt affirmer haut et fort que les situations difficiles constatées à Cogolin comme ailleurs, n’ont rien à voir avec l’origine sociale de ses habitants.

Je trouve un peu facile et pour tout dire même dangereux, les amalgames ainsi faits. Je ne peux pas croire que les Cogolinoises et les Cogolinois aient une si mauvaise image de leur ville et en tout cas, je fais confiance en leur esprit démocratique et républicain pour réfuter toutes ces thèses hasardeuses.»

Publié dans Réactions

Commenter cet article